Classé 2e à Recife, « Belgium Ocean Racing - Curium » partage la tête du classement de la Globe40
Ce lundi 16 mars, peu avant midi (16 heures en Europe), « Belgium Ocean Racing - Curium » emmené par Jonas Gerckens et Corentin Douguet a franchi la ligne d’arrivée de la 5e étape de la Globe40, au large de Recife (Brésil). Arrivé dans la nuit de dimanche à lui, « Crédit Mutuel » (Ian Lipinski et Antoine Carpentier) a profité de cette victoire pour revenir à la hauteur du bateau belge au classement général. La dernière étape, entre Recife et Lorient, sera décisive !
Vingt-cinq jours, 21 heures et 32 minutes auront été nécessaires à Jonas Gerckens et Corentin Douguet pour amener « Belgium Ocean Racing - Curium » au terme de la 5e étape de la Globe40, ce lundi 16 mars. En franchissant la ligne au large de Recife, le long des côtes brésiliennes, le Class40 BEL 187 aura mis une petite journée de plus que son grand rival « Crédit Mutuel » pour faire le tour au sud de l’Amérique du Sud au départ de Valparaiso (Chili), et en passant le mythique Cap Horn !
« Ouf ! Nous voilà arrivés au bout de cette étape pleine de rebondissements, de challenges et de passages mythiques : un pas de plus vers la fin de notre tour du monde ! », s’est exclamé Jonas Gerckens, quelques heures après avoir franchi l’arrivée. « De cette étape, on retiendra sûrement la casse de notre drisse de J1 (génois) ainsi que du chariot d’écoute de grand-voile (GV), quatre jours à peine après notre départ de Valparaiso ; notre pit-stop façon F1 assuré par nos fidèles Albane et Pierre à Valdivia ; notre remontada assurée le couteau entre les dents qui nous aura permis de faire trembler le leader en faisant fondre notre retard de plus de 600 milles nautiques (1.100 km) à… 12 milles nautiques sur Ian (Lipinski) et Antoine (Carpentier) ; notre passage au sud qui a fait de nous des Cap Horniers - ça n’est quand même pas rien ! - ; puis le délaminage et la réparation de la structure tribord qui nous a demandé un gros atelier résine ; et enfin la prise dans les bras d’une palangre qui m’a valu d’aller faire trempette pour dégager la quille du bateau à hauteur du Cabo Frio ! Bref, je pense qu’on aura le temps de déguster quelques caïpirinhas en racontant tout ça à la Team BOR-Curium et à nos proches ! »
Jonas Gerckens : « On n’a rien lâché ! »
Quasiment revenu au contact de ses rivaux, « Belgium Ocean Racing - Curium » a été confronté après le passage du Horn à une violente dépression venue de la Cordillère des Andes au nord des îles Falkland. Comme l’ensemble de la flotte, il a alors fallu trouver son chemin dans une succession complexe de zones sans vents, avec l'éternel choix à faire entre aller à la cote ou aller au large, en quête du moindre souffle. « Ce dont je suis particulièrement fier, c’est qu’on n’a rien lâché ! », reprend Jonas Gerckens. « Et c’est ce qui va nous permettre de retrouver nos copains français pour un remake de Belgique-France, mais en finale cette fois ! Arbitré qui plus est par nos copains allemands ! Avant cela, on va un peu profiter du pays, puis de cette étape brésilienne pour remettre le bateau à 100%. J’en profiterai également pour remercier à nouveau Corentin pour sa présence à mes côtés. Il m’en a appris autant sur la gestion de la météo que sur la manière de prendre des douches 4 étoiles ! Passer vingt-cinq jours en mer ensemble, ce n’est pas rien. Et il y a fort à parier qu’on se trouvera de belles occasions d’encore naviguer ensemble. »
Corentin Douguet : « L’émotion d’être devenu Cap-Hornier »
De son côté, le navigateur français affichait la même satisfaction : « Je suis à la fois désolé de ne pas avoir pu battre nos rivaux, et très reconnaissant envers Jonas de m’avoir convié à faire ce sacrée voyage sur BEL 187 », dit Corentin Douguet. « Ça a été une étape en dents de scie pour tout ce que Jonas vous a expliqué, mais ça a aussi été pour moi une belle aventure humaine, un vrai saut dans l’inconnu puisqu’on partait sans se connaître, vers des contrées que nous n’avions pas encore explorées ni l’un ni l’autre. Il y a eu plein de beaux moments partagés qui m’a permis de découvrir le Chili, de voir plein d’Albatros, de revenir au Brésil 20 ans après, et surtout de devenir Cap-Hornier, un moment chargé en émotions. Ce tour du monde va donc se jouer sur la dernière étape. Ce sera palpitant à suivre, et je serai à Lorient pour accueillir BEL187. En vainqueur j’espère ! »
Le retour de Ben Hantzperg pour l’étape finale
Après avoir été jugés ex-aequo sur la ligne à Valparaiso, voilà désormais les deux bateaux à égalité au classement général. La dernière étape, dont le départ est programmé au 29 mars à destination de Lorient, sera donc décisive ! Jonas Gerckens sera une nouvelle fois rejoint par Benoît Hantzperg pour cet ultime effort long de 4.290 milles (8.000 km). Une dernière transatlantique qui promet une belle explication entre « Belgium Ocean Racing - Curium », « Crédit Mutuel » et… « Next Generation Boating Around The World » emmené par les Allemands Lennart Burke et Melwin Fink. On se souvient que ceux-ci s’étaient mêlés au sprint final qui avait eu lieu à La Réunion, et à l’issue duquel Benoît Hantzperg et Renaud Dehareng s’étaient imposés devant le bateau allemand et le bateau français. Un heureux présage que les deux autres Class40 engagés dans cette course folle n’hésiteront certainement pas à bousculer !

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