« Belgium Ocean Racing - Curium » a terminé la 2e édition de la Globe40 à la 2e place ! Un superbe résultat décroché ce mercredi 15 avril 2026 par Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg, au terme de la sixième étape qui a emmené les concurrents de Recife (Brésil) à Lorient (Bretagne). Le Class40 BEL 187 a également terminé à la 2e place finale de ce tour du monde en double avec escales remporté par le grand favori « Crédit Mutuel », emmené par Ian Lipinski et Antoine Carpentier. Jusqu’au bout, et à l’image de ce qui s’est passé au fil de cette circumnavigation longue de sept mois, « Belgium Ocean Racing - Curium » a disputé la victoire au bateau français. Mais une avarie survenue à un peu plus de 24 heures de l’arrivée a ruiné les espoirs de succès du bateau belge.
La deuxième édition de la Globe40 s’est achevée ce mercredi 15 avril 2026 à Lorient (Bretagne), sur la victoire de « Crédit Mutuel » (Ian Lipinski-Antoine Carpentier). « Belgium Ocean Racing – Curium » (avec le duo Jonas Gerckens-Benoît Hantzperg à son bord) a franchi la ligne peu avant 11h30, soit un peu moins de 3 heures après son rival français, et au terme de cette ultime étape qui aura duré 16 jours, 16 heures, 23 minutes et 56 secondes. Un faible écart au terme d’une course longue de sept mois, et bien à l’image de celle-ci, alors que les deux concurrents se sont livrés une lutte acharnée d’un bout à l’autre !
« On a fait un tour du monde ! », s’est exclamé Jonas Gerckens, une fois cette dernière ligne d’arrivée franchie dans la Mecque de la course au large. « Cette course aura été rythmée par ce duel d’anthologie France-Belgique long de sept mois ! Nos amis Ian et Antoine ont gagné, et nous devons les féliciter pour leur performance. Ce podium est historique pour la Belgique dans le cadre de cette course planétaire, et je suis particulièrement fier d’avoir pu amener un bateau belge à ce niveau grâce aux efforts de l’ensemble de l’équipe engagée sur le Curium BEL 187. »
« Mât cisaillé sur une dizaine de centimètres »
L’histoire aurait pu être encore plus belle si une avarie n’avait pas ralenti l’équipage à un peu plus de 24 heures de l’arrivée…
« Vers 2 heures du matin dans la nuit de lundi à mardi, nous avons cassé le loop du hook de gennaker, celui qui permet de tenir la voile en tête de mât », explique Jonas Gerckens. « Après avoir déjà passé une heure pour récupérer la voile tombée dans l’eau et remettre le bateau en ordre de marche, nous avons constaté que le mât avait été cisaillé sur une dizaine de centimètres : suite à la rupture du loop, la drisse a fini par cisailler le mât avant de rompre elle aussi. Ce constat nous a amené à oublier toute idée de réparation en mer. Avec Ben, nous avons alors décidé de poursuivre d’abord avec le J1, puis avec le petit gennaker, et enfin le petit spi. Le plus rageant, c’est que cette avarie a ruiné le travail de placement que nous avions effectué pendant deux jours afin d’aborder le sprint final dans les meilleures conditions. Du coup, nous savions que sauf incident que nous ne souhaitions pas pour nos adversaires, nous allions perdre de la vitesse au fur et à mesure que le vent allait diminuer vers l’arrivée ; avec un cap de moins en moins bon également. »
Un record du monde et des souvenirs en pagaille
Triste fin pour une aventure qui reste malgré tout extraordinaire !
« Ben a retenu le record du monde de distance sur 24 heures ainsi que l’intensité de l’arrivée de l’étape de Valparaiso, tandis que moi de mon côté, je garderai comme temps forts l’arrivée dans la baie de Sydney après un indien très difficile, et bien sûr le passage mythique du Cap Horn », détaillait encore Jonas Gerckens. « Mais il y a eu d’autres beaux moments. Rien que sur cette dernière étape, je retiendrai la très longue remontée des Alizées, la gestion stratégique de l’anticyclone des Açores très ouest ainsi que des fronts dépressionnaires recherchés pour nous propulser vers la Bretagne, et enfin l’intensité dans les derniers jours entre manœuvres, froid et corps qui commence à bien souffrir ! »
« Je rêve de mon boulets/frites préféré ! »
Quant à la course en elle-même, elle aura marqué l’ensemble de l’équipe « Belgium Ocean Racing – Curium » encore composée de Djemila Tassin, Renaud Dehareng, et Corentin Douguet, sans oublier les préparateurs Albane et Pierre !
« Cette course donne envie d’y revenir pour gravir la dernière marche du podium », sourit Jonas Gerckens. « Elle mêle aventure et compétition, mais aussi découverte du monde et des gens. C’est un défi intense, aussi bien pour les marins qui se seront relayés à bord et les duos qui se seront formés pendant ces sept mois, mais aussi pour l’équipe à terre qui a géré pas mal de difficultés, notamment quand il a fallu faire une escale technique au Chili, peu de temps après avoir quitté Valparaiso. Afin d’évaluer un retour en 2028, ou pas, on va faire le point avec nos partenaires qui se sont en tout cas dits ravis du format. Mais pour l’heure, j’ai surtout envie de retrouver mes proches, prendre une bonne douche chaude puis plonger sur un bon hamburger en attendant bien sûr mon boulets/frites préféré qui m’attend en Belgique ! »

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire